Anaérobie lactique (Oxydation – acide lactique – course)

Filière anaérobie lactique

Si l’intensité ou le travail musculaire s’intensifie, l’oxidation l'oxydation va être insuffisante

Le second processus anaérobie par lequel l'ATP est re-synthétisé dans le muscle est la glycolyse, c'est-à-dire, la dégradation du glucose. En l'absence d'oxygène, elle met en jeu une dégradation partielle des glucides en acide lactique.
Du point de vue chimique, la glycolyse comprend 12 réactions distinctes qui ont lieu dans le sarcoplasme des fibres musculaires. Elle permet, à partir d'une molécule de glucose, de libérer 2 molécules d'ATP et de former deux molécules d'acide lactique. Il est bien établi que la glycolyse ne peut assurer de manière durable la re-phosphorylation de l'ATP. En effet cet acide, s'il s'accumule, va gêner l'ensemble des réactions chimiques qui vise à fournir de l'énergie par acidose et va bloquer la contraction musculaire.

Cette voie énergétique est prépondérante lors d'efforts intenses d'une durée limitée, allant de 10 secondes à une ou deux minutes : gymnastique, course (400 m, 800 m), natation (100 m, 200 m), sports collectifs.

Les AVANTAGES de la filière anaérobie lactique :
•     La filière permet d'assurer un travail d'intensité élevé pendant une durée supérieure à la filière anaérobie alactique.
•     Lorsque l'oxygène vient à manquer, notre organisme peut tout de même assurer un travail pendant un temps limité.
•     Elle assure la transition entre filière anaérobie alactique et l'utilisation de la filière aérobie.
   
Les CONTRAINTES de la filière anaérobie lactique :
•     L'acide lactique va s'accumuler progressivement et peut réduire le rendement de l'activité musculaire et pourra être à l'origine de crampes ou de courbatures.
•     Son rendement est beaucoup plus faible que celui de la filière aérobie puisqu'une molécule de glucose permet de re-synthétiser 2 molécules d'ATP (contre 38 pour la filière aérobie).