Anaérobie alactique (ATP – créatine – endurance)

Filière anaréobie alactique ou voie du phosphagène
Si l’effort demandé est maximum et bref (travail de force et de vitesse)


Le second processus anaérobie par lequel l 'ATP est re-synthétisé à partir de l'ADP et de la phosphoryl-créatine (PCr). Ce système constitue la source la plus rapide de régénération de l'ATP pour le muscle. Cela s'explique par le fait que ce système ne dépend pas d'une longue série de réactions enzymatiques et que l'ADP et la Phosphocréatine sont emmagasinés directement à proximité des protéines contractiles des fibres musculaires et ceci sans présence d'oxygène. En effet, à intensité extrême, naturellement sans oxygène, le muscle utilise la créatine phosphate pour re-synthétiser l'ATP.

Cette filière fonctionne jusqu'à épuisement des réserves de créatine phosphate (10 secondes de travail environ). Les activités principalement concernées sont les courses de distances courtes (100 m), les sauts, lancers, l'haltérophilie... (efforts brefs et intenses).


Les AVANTAGES de la filière anaérobie alactique :
Elle peut être utilisée immédiatement grâce à l'ATP et aux réserves de créatine phosphate disponible au sein du muscle.
Elle permet d'obtenir une puissance maximale.

Les CONTRAINTES de la filière anaérobie alactique :
Cette filière n'est disponible que quelques secondes consécutivement aux réserves de créatine phosphate.
Ces réserves peuvent varier en fonction de l'entraînement et la typologie musculaire du sportif concerné.

On peut améliorer la filière anaérobie alactique en transformant les fibres intermédiaires en fibres rapides riches en créatine phosphate et en augmentant la capacité d'endurance de cette filière en prolongeant sa durée de mise en jeu par une élévation des réserves d'ATP et de créatine phosphate.
La qualité de cette filière dépend essentiellement de la fourniture en créatine phosphate, des qualités neuromusculaires et de la qualité de la transmission nerveuse.